Chrétiens à Plœmeur / “Kristenion e Plañvour” est le journal de la paroisse. Il est distribué à plusieurs milliers d’exemplaires, gratuitement, dans les boîtes aux lettres de Plœmeur. Il est préparé par un comité de rédaction et des bénévoles chargés de préparer et distribuer le journal. Il y a quatre numéros par an.

Édito de décembre 2017 :

” QUE VOULONS-NOUS FÊTER À NOËL ? ”

Les réponses seront nombreuses, autant que nos traditions et nos habitudes : la gastronomie jusque tard dans la nuit, les cadeaux et la joie de donner ou recevoir, la famille ou les amis réunis, la beauté d’une nuit paisible, seul chez soi ou dans la nature, l’arrêt des conflits…une trêve, ou rien du tout, ou même exprès ne pas fêter Noël !

Je peux le comprendre, quand les décors arrivent avant la Toussaint… on se fatigue des guirlandes assez vite. Ou quand toutes les ressources passent pour survivre, manger et se loger, la fête attendra… ça sera Noël quand on aura du boulot, payé mieux que misère.

Un chant d’Église dit : “

C’est Noël chaque fois qu’on essuie une larme Dans les yeux d’un enfant

C’est Noël chaque fois qu’on dépose les armes Chaque fois qu’on s’entend

C’est Noël chaque fois qu’on arrête une guerre Et qu’on ouvre les mains

C’est Noël chaque fois qu’on force la misère À reculer plus loin.

C’est Noël sur la terre chaque jour Car Noël, ô mon frère, c’est l’AmourO.Vercruysse

Oui, le chant de joie des anges, la peur puis l’émerveillement des bergers, ont célébré cette naissance de Dieu il y a deux mille ans, à Bethléem. Aujourd’hui, l’inespéré qui arrive enfin, la reconnaissance pour l’ami qui nous évite le pire, la reprise d’une entreprise, peuvent être signes du Dieu fait homme, Jésus l’Emmanuel.

Alors, ce 25 décembre, ça sera vraiment beau de nous rassembler, pour fêter la naissance de Dieu, dans nos crèches d’aujourd’hui !

Joyeux Noël à tous, et pourquoi pas chaque jour !                             Armel+

 

Édito de juillet 2017 :              ” PORTONS NOTRE FRUIT ”

À voir la nature si précoce et exubérante cette année, on pourrait croire que les moissons et les fruits auront un peu d’avance. L’environnement fait beaucoup ; eau, chaleur, et tout s’accélère ! Pour ma part, les meilleurs fruits, baies, herbes ou feuilles… sont ceux cueillis dans l’arbre, glanés au détour du chemin, goûtés à l’improviste, comme un cadeau inattendu.

Et nous, dans notre environnement, quel fruit porterons-nous ? Quelle météo influe sur nous et nous rend riches de partage, de promesse et d’accueil ? Notre été sera si différent, les uns les autres, selon notre âge, notre santé, les résultats d’un examen scolaire, la recherche d’un emploi, un déménagement, notre célibat ou la vie de couple ou famille, notre métier lié au tourisme, à l’accueil, à la sécurité, aux services publics, et pour beaucoup un temps de vacances ; la découverte d’un lieu, de nouvelles personnes, des retrouvailles ou souvent le quotidien d’un chez nous bien connu…

Tous nous voyons le même jour se lever, puis les étoiles… et nous croyons que chaque jour, nous portons un fruit, d’une façon unique, et bien souvent malgré les apparences. Cette fécondité qui ne brille pas, ni ne s’achète, Dieu la connaît ! Notre fruit germe et grandit au fond de notre coeur. La vie est incroyablement féconde, résistante, prodigue. Il en a fallu, des heures quotidiennes pour Notre Dame Marie, et des coups de rabot, ciseau, maillet, pour Jésus Christ le charpentier, pour ainsi s’émerveiller de la vie et réveiller notre confiance.

”Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire” (Luc 24, 41). ”Car rien n’est impossible à Dieu” (Luc 1,37). Célébrons encore cet été, dans nos assemblées, nos visites ou nos solitudes, ce fruit de paix, d’amour et de justice. Souhaitons que chacun d’entre nous, par la chance d’une rencontre, d’une lecture, d’un courrier ou d’un coup de fil…, puisse aussi goûter la joie !

Bon été à tous !

le curé, Armel+

Édito du N° 127 / Mars 2017 :

PÂQUES : ”FAITES CECI EN MÉMOIRE DE MOI” !

Grande fête chez les chrétiens !

On se souvient… on se rappelle plutôt, que ce n’est pas que du passé !

Il y a deux mille ans, le temps a comme explosé. Jésus, Dieu et homme, est mort et est ressuscité. L’éternité de l’amour de Dieu créateur a marqué notre histoire d’un point central, ce qui fait que nous sommes éternellement contemporains de Jésus, le crucifié-ressucité. Et qu’à chaque sacrement ; Baptême, Eucharistie, Onction des malades… c’est lui, le Vivant, qui nous accueille, nous bénit, nous nourrit, nous soulage ; ”Je t’ai appelé par ton nom, tu as du prix à mes yeux”.

En célébrant un baptême, on fait donc bien plus que se souvenir. On ouvre plutôt les ”couloirs du temps” pour saisir avec foi la main de Jésus le charpentier, le suivre annonçant la Bonne Nouvelle, prenant le tablier du serviteur ; ”on vous reconnaîtra comme mes disciples à l’amour que vous aurez les uns pour les autres”, partageant le pain à la dernière Cène ; ”ceci est mon corps, prenez, mangez”, se donnant dans la douleur jusqu’à la croix et le gouffre de la mort et… relevé par le Père dans la Vie éternelle, la lumière de la Résurrection. Et Jésus nous tient donc la main de la même foi, dans nos épreuves, notre mort, et notre résurrection aussi. Nous ne sommes plus jamais seuls désormais. Dieu s’est révélé en Jésus comme le Frère et l’Ami universel.

Le carême, et spécialement la semaine sainte, peuvent être pour nous un temps intense, un peu brûlant ! En effet, à suivre ainsi Jésus de près, des Rameaux jusqu’au tombeau, on replonge dans notre propre histoire, sa beauté, ses drames, et notre désir crie à l’unisson du désir de Dieu. Que de violences et que d’amour ! C’est finalement désarmés, affectivement, intellectuellement aussi, devant l’éblouissante démonstration de ce Dieu qui nous ouvre le chemin, que nous éclatons de joie, profondément libérés du mal et de la peur. L’Amour est vainqueur, Alleluia !

La veillée pascale demeure ainsi la plus grande célébration chrétienne, où nous passons de l’obscurité à la lumière, où nous écoutons la Bible et redécouvrons l’Alliance de Dieu avec nous jusqu’à venir lui-même, par Marie. Veillée où nous célébrons enfin cette vie qui nous illumine par le Baptême et la Confirmation des catéchumènes, l’Eucharistie… Tout cela, nous avons ensuite bien du mal à le cacher, et cela se voit dans notre façon de vivre, d’espérer voire de pardonner : ”Faites ceci en mémoire de moi”. Et nous croyons que l’Esprit de Dieu souffle au coeur de tout homme, pas que des chrétiens !

Devenir ou redevenir chrétien ! C’est découvrir ou raviver la Vie qui résonne jusqu’au creux de nos cellules et irradie notre regard, pour vivre en harmonie entre nous et avec toute la nature, et aussi avec ce Dieu qui nous invente. Soyons ses témoins inventifs, solidaires et accueillants.

Chaque année, de nombreux adultes, jeunes et enfants reçoivent ce Baptême, communient pour la première fois, sont confirmés. Merci à eux et à leurs accompagnateurs pour leur témoignage de foi.

Joyeuses Pâques à tous, Pask laouen ! Le curé, Armel+

Édito du N° 126 / Décembre 2016 :

RÉJOUISSONS-NOUS, L’AMOUR EST NÉ !
Pouvons-nous nous souhaiter ”Joyeux Noël”, c’est à dire ; ”Réjouissez-vous de la naissance de Jésus”? Oui, nous le pouvons. Car il y a 2000 ans, c’était le début d’une révolution qui nous éclaire encore aujourd’hui, qui illumine chacun de nous : une simple naissance, un homme comme chacun de nous, allait tout transformer, et faire qu’aujourd’hui, à Noël 2016, personne sur terre ne devrait ignorer ou douter qu’il est d’abord ”AIMÉ”. Certains portent d’ailleurs ce beau prénom ! ”Aimée”, ”Aimé”, … savoir qu’on est aimé, que c’est à cause d’un Amour qu’on est vivant, ça change quand même les choses !
Et pourtant, Jésus, fils de Dieu, fils de Marie, ouvrait les yeux sur un monde déjà rempli de violences, de guerres et de peurs… le ”petit Jésus”, sans pouvoir, sans force … sans logement non plus pour sa naissance à Bethléem, sans avenir serein, pourchassé, obligé de vivre réfugié en Égypte… Et entouré en même temps, avec Marie et Joseph, d’une force d’amour et de confiance incroyable. Tous les enfants qui naissent aujourd’hui ne s’appellent pas Jésus, mais à chaque naissance, ne sommes-nous pas les acteurs ou les témoins de cet amour, que l’on veut donner au nouveau-né, et qu’on espère qu’il pourra découvrir, vivre et transmettre ? Noël porte chaque année cette joie de la naissance : nous sommes vivants parce que nous sommes aimés. Et si humainement, du fait de notre histoire familiale, de la maladie, du deuil, de l’injustice, de la violence, de toutes sortes d’épreuves, personnelles ou collectives, …il arrivait que l’on puisse douter de cet amour, Jésus nous rappelle, du haut de la croix et aussi du creux de la crèche, que c’est d’abord Dieu qui nous veut vivants, et qui fait battre notre vrai coeur, cette étoile au secret de nous, ”Je suis fait pour aimer”. Alors, souvenons-nous qu’une simple naissance a pu bouleverser ce monde, et faire qu’on ne puisse plus dire d’aucun être humain qu’il n’est pas digne. C’était une première déclaration universelle : ”Paix sur la terre aux hommes que Dieu aime”. Que ce Noël et les fêtes de fin d’année qui sont l’occasion de tant de réunions familiales ou amicales vous apportent la paix et la joie du partage. Et laissons bien un couvert à notre table… Dieu, l’ancien réfugié en Égypte, pourrait s’inviter, pour le réveillon ou pour ”réveiller” notre vie !
Joyeux Noël ! Nédéleg laouen !    le curé, Armel+

Chrétiens à Plœmeur – décembre 2014

Chrétiens à Plœmeur – Septembre 2014

Chrétiens à Plœmeur – mars 2014